Calendrier de danse de la saison estivale 2018

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Festival ZH

17 juillet au 11 août

Dix ans déjà que le Festival ZH de Montréal– le Zone Homa pour ceux qui le côtoyaient auparavant – rassemble un public estival et curieux autour de propositions éclatées, de l’expérience au laboratoire plus expérimenté en arts de la scène. L’anniversaire donne certes du galon à cet événement en poupe dont la fondatrice Mellissa Larivière recevait les honneurs du milieu le mois dernier à la remise du prix Sentinelle 2018 du Conseil québécois du théâtre. Il n’en reste pas moins que ZH prône, à la barbe du temps, une jeunesse insoumise : ouverture des genres, hors du conventionnel, au-delà de l’attendu et du déjà-vu, au-devant de l’émergence.

Un peu resserré sur quatre semaines, ZH accueillera des électrons libres tels que l’artiste Pascale Drevillon, livrant une performance-fleuve de six heures à effeuiller sa « transidentité » et les replis de genre, des apparences à l’intime. GENDERF*CKER, mis en scène par Goeffrey Gaquère (à la direction d’Espace Libre), s’inscrira à côté de formes plus convenues, par exemple Halves du chorégraphe David Albert-Toth, membre de la formation Parts_Labour_Dance (avec Émilie Gualtieri). En regard, des artistes nouveaux pour la scène d’ici feront leur nom, comme Simon Renaud, performeur et chorégraphe du réseau ontarien proposant un programme double intitulé Tout le temps que nous avons perdu composé des formes immersives noyé/e/ et L’inanité des bibelots, tentant le rapprochement entre des élans contraires.

Le volet danse et performance n’est bien sûr qu’un aperçu d’une programmation plus vaste faisant la part belle au théâtre et à la musique entre autres formes. Ce sont pour la plupart des premières scènes, le potentiel prévalant. Du moment que l’idée est bonne, qu’elle s’exprime originalement, que l’artiste ou le collectif démontre une détermination à aller de l’avant, l’épreuve d’un public force un regard critique et constructif sur les pratiques, qu’elles soient de l’ordre du chantier ou du spectacle. www.zhfestival.com

 

Festival des Arts de
Saint-Sauveur

2 au 12 août

Peut-être parce que l’on hésite sur le choix d’un Roméo et Juliette à l’américaine en ouverture (par le BalletMet de Colombus) ou sur la direction du Ballet national du Canada par le danseur étoile et directeur artistique du FASS, Guillaume Côté, en clôture, cette 28e édition s’annonce plutôt convenue et dans les sentiers foulés de la discipline. De grandes institutions du ballet s’y côtoieront : le Toronto Dance Theatre mené par Christopher House, en vaste tournée canadienne pour son cinquantenaire, ou le Hubbard Street Dance Chicago dans une démonstration d’éclectisme plus urbain que contemporain. La surprise et le dépaysement s’affirmeront davantage du côté de la musique, avec la formation israélienne Yemen Blues composée du chanteur Ravid Kahalani et du bassiste oudiste Omer Avital (qui laissera sans doute peu de place à l’illustration chorégraphique par trois artistes émergentes d’ici). www.festivaldesarts.ca

 

Summer Work Performance Festival

9 au 19 août

À Toronto, le SummerWorks Performance Festival dévoilera prochainement les artistes et performances constituant son édition 2018.

www.summerworks.ca

FTA / OFFTA / FRINGE

Dans l’immédiat, le FTA Danse + Théâtre survit de quelques ultimes soubresauts au OFFTA (clôturé le 3 juin) avec Betroffenheit, une œuvre entre danse et théâtre physique qui promet l’extraordinaire, cosignée Crystal Pite et Jonathan Young (Vancouver). Tandis qu’embarqueront dès le 7 et jusqu’au 17 juin les festivités du Festival FRINGE St-Ambroise de Montréal. www.montrealfringe.ca

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