Critique | Sonate Tableaux (co-produit avec ombú productions, 2022)

0
Advertisement / Publicité

This page is also available in / Cette page est également disponible en: English (Anglais)

70%
70%
  • Autoproduit
    3.5
  • User Ratings (0 Votes)
    0

Sonate Tableaux
Minna Re Shin, piano
Co-produit avec ombú productions (juin 2022)

Le 15 juin dernier à la galerie d’art Gora, au centre-ville de Montréal, la pianiste Minna Re Shin lançait son album Sonate Tableaux, du nom de l’œuvre éponyme du compositeur Alain Payette écrite en 1998. L’interprète a exécuté le premier mouvement avant de laisser place à une diffusion du clip basé sur le quatrième et dernier mouvement (réalisation : ­Carlos Ferrand). Depuis le lancement, Sonate Tableaux : Mouvement 1, le premier de cette série de 4 courts métrages, a remporté le prix de la meilleure vidéo musicale au Festival du film international 4theatre.

Le style du compositeur emprunte à la fois à l’écriture romantique, par son volume et sa densité, à la tradition wagnérienne, par son amplitude expressive et son sens du développement dramatique, mais aussi à ­l’impressionnisme, par ses sonorités nébuleuses et par moments angoissantes. La juxtaposition de ces influences est parti­culièrement apparente dans le premier ­mouvement. Mina Re Shin est habitée par la musique. Elle fait ressortir de son piano toute la force nécessaire dans les passages grandioses, mais aussi l’inquiétude et la fragilité dans les passages plus intimes.

Advertisement / Publicité

Le caractère du deuxième mouvement se révèle beaucoup plus sombre et torturé, tandis que le troisième, plus rapide, connaît plusieurs envolées lyriques. En écoutant ­l’ultime morceau et la tension qui y subsiste, on finit par se dire que l’interprétation de l’œuvre dans son ensemble demeure à un degré d’intensité trop souvent élevé. En ­revanche, si vous êtes en recherche de ­sensations fortes, vous serez comblés.

This page is also available in / Cette page est également disponible en: English (Anglais)

Partager:

A propos de l'auteur

Justin Bernard est détenteur d’un doctorat en musique de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la médiation musicale, notamment par le biais des nouveaux outils numériques, ainsi que sur la relation entre opéra et cinéma. Membre de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), il a réalisé une série de capsules vidéo éducatives pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Justin Bernard est également l’auteur de notes de programme pour le compte de la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. Par ailleurs, il anime une émission d’opéra et une chronique musicale à Radio VM (91,3 FM).

Laissez une réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.