Le LMMC maintient le rythme pour sa 129e saison

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Seulement de bonnes nouvelles de la part du Ladies’ Morning Musical Club », affirmait Constance Pathy, présidente de cette vénérable institution à l’occasion du lancement officiel de la saison 2020-21.

L’annonce venait un jour seulement avant de moins bonnes nouvelles qui obligèrent le LMMC à annuler le concert du 15 mars du Quatuor Pavel Haas avec le pianiste Boris Giltburg, à l’instar de nombreux organismes au Québec (et d’innombrables autres à travers le monde) touchés par la pandémie du coronavirus.

Au moment de mettre sous presse, les perspectives d’une saison complète étaient nébuleuses, car les rassemblements autorisés par le gouvernement provincial sont maintenus à 50 personnes et la disponibilité de la salle Pollack de l’Université McGill est incertaine. La curiosité était grande parmi les abonnés, dont beaucoup sont des personnes âgées.

Néanmoins, la 129e saison semble correspondre à la tradition du LMMC. L’absence de nouvelles pourrait même être vue comme une bonne nouvelle, puisque la série de dix programmes du dimanche après-midi à la salle Pollack Hall est offerte à un prix d’abonnement inchangé de 300 $ (80 $ pour les étudiants de 26 ans et moins).

La saison compte quatre débuts au LMMC et un second début du Quatuor Talich, qui fera le 25 octobre sa première apparition sous les auspices de la société depuis 1964, l’année de sa fondation par le violoniste Jan Talich. Jan Talich fils dirige maintenant l’ensemble tchèque.

Une nouvelle venue au potentiel considérable est Angelika Kirchschlager (7 février), une mezzo-soprano autrichienne applaudie pour ses interprétations de Mozart et Strauss, souvent à l’Opéra d’État de Vienne. Détentrice du titre national de Kammersängerin, elle chante au festival annuel de la Schubertiade à Schwarzenberg. Le LMMC n’annonce pas les programmes à l’avance, mais Kirchschlager chantera le cycle Winterreise de Schubert à quelques endroits la saison prochaine.

Rémi Geniet, pianiste français devenu en 2011 le plus jeune lauréat du Concours international Beethoven de Bonn à l’âge de 20 ans, fera ses débuts au LMMC le 6 décembre dans un programme qui inclura vraisemblablement de la musique de Beethoven. Ce ne sera pas cependant un concert tout Beethoven, même s’il aura lieu dix jours avant le 250e anniversaire du compositeur. « Nous ne faisons pas des concerts tout Beethoven ni tout quelqu’un d’autre », affirme Pathy, rappelant la longue préférence de la société pour une diversité de grands maîtres.

Un autre jeune Français, le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, fera un retour le 21 mars 2021. « Il vient d’une bonne lignée », dit Pathy de cet élève de Roland Pidoux, un ancien habitué du LMMC avec le Trio Pennetier-Pasquier-Pidoux.

Javier Perianes, un Espagnol qui fera ses débuts au LMMC le 11 avril, compte Daniel Barenboim, Richard Goode et Alicia de Larrocha parmi ses mentors. Complétant la liste des débutants, le Quatuor Danois (28 février) a impressionné Pathy comme une « formation spéciale » à la salle Bourgie en janvier. Ces musiciens sont reconnus pour leurs interprétations de Beethoven, mais sont aussi des praticiens accomplis des quatuors de leur compatriote Carl Nielsen (1865-1931).

Parmi les artistes qui font un retour en plus du Talich et de Julien-Laferrière figurent le Quatuor Calidore (13 septembre), une jeune formation des États-Unis qui a attiré l’attention de Constance Pathy à l’Académie de quatuor à cordes de McGill, la pianiste française Lise de la Salle (4 octobre), la violoniste américaine Rachel Barton Pine (15 novembre) et le Quatuor Jérusalem (2 mai 2021).

Pine et Julien-Laferrière seront tous deux accompagnés d’un pianiste, peut-être Jonas Vitaud pour ce dernier. (Le violoniste James Ehnes donnera également un récital solo pour conclure la saison le 26 avril.) La présence dans la programmation de quatre quatuors à cordes, mais d’aucun trio avec piano, reflète la surabondance internationale d’excellents quatuors et une pénurie de trios acceptables, selon quelques membres du comité du LMMC. Peu de trios avec piano peuvent rivaliser avec le Trio Montrose qu’on a pu entendre au LLMC en décembre.

www.lmmc.ca

 

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A propos de l'auteur

Arthur Kaptainis has been a classical music critic since 1986. His articles have appeared in Classical Voice North America and La Scena Musicale as well as Musical Toronto. Arthur holds an MA in musicology from the University of Toronto. Since 2019, Arthur is co-editor of La Scena Musicale.

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