Le Royaume de Michabous

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Dans le cadre du 150e anniversaire du Canada, l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal et le Highlands Opera Studio ont présenté ce dernier 15 et 16 décembre la première mondiale de l’opéra « Le Royaume de Michabous » du compositeur cri Andrew Balfour, dans le studio-théâtre Alfred Laliberté de l’UQAM.

En effet, cet opéra est une oeuvre qui inclut des projections vidéos, des chants enregistrés, des chansons traditionnelles autochtones, de la musique tonale, de la danse traditionnelle, l’intervention du chœur de Laval, sous la direction de Dany Wiseman, et de moments plus lyriques mettant en vedette Lauren Margison et Nathan Keoughan de l’Atelier Lyrique de L’Opéra de Montréal.

Par rapport à l’instrumentation la simplicité est le choix, un piano (Louise-Andrée Baril), un violon (Tara-Louise Montour) et de la percussion (Andrew Balfour et Ka’nasohon Kevin Deer).

La mise en scène de Valérie Kuinka, reste simple mais éfficace, avec quelques arbres, des roches par terre qui sont déplacées selon l’évolution de l’histoire.

Avec un livret en dialecte autochtone, en français et en anglais, l’opéra, divisé en trois actes, parle de la légende de Michabous, un esprit trompeur qui se transforme en plusieurs créatures et apparaît sous forme de lapin géant pour enseigner aux Ojibwés.

Le premier acte commence par raconter l’histoire de la création du point de vue des autochtones, c’est-à-dire la création de la mère terre, puis l’homme et finalement de la femme. Dans le deuxième acte, nous avons la rencontre entre les premiers arrivant et les autochtones, au début pacifique, puis plus tard apportant de la souffrance aux Premiers peuples. Un chant patriotique (The Maple Leaf For-ever) est ici le symbole de la colonisation des Premières nations. Par la suite on nous présente l’arrivée du système scolaire, dans lequel les enfants autochtones sont arrachés à leurs familles et traditions. Le troisième acte est un appel pour la paix, le respect et l’union. L’opéra se termine par un tutti.

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