Mise au point sur La Biennale de Montréal

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Montréal, le 17 juillet 2017 — La seconde édition de La Biennale de Montréal, intitulée Le Grand Balcon, fût un imposant projet multisite en arts visuels tenu à l’automne 2016. Cette exposition à large spectre a offert aux Montréalais l’occasion de prendre le pouls de la production mondiale en art contemporain en présentant ses points forts d’ici et d’ailleurs.

Il est d’ailleurs à noter que les deux principaux prix de l’édition actuelle de la prestigieuse Biennale de Venise ont été décernés à des artistes mis en vedette lors de La Biennale de Montréal 2016 : Anne Imhof, lauréate du Lion d’or, a mis en scène sa troublante et fascinante œuvre chorégraphique au Musée d’art contemporain de Montréal, l’« opéra » Faust III. Et le Londonien, basé au Caire, Hassan Khan a gagné le Lion d’argent du jeune artiste le plus prometteur. C’est bien une indication de l’importance primordiale de cette rencontre internationale à Montréal.

Le financement reste cependant un défi majeur pour la Biennale. Au final, l’édition 2016 se clôture avec un déficit administratif conséquent. Afin de pallier ce manque à gagner, le conseil d’administration de la Biennale multiplie les efforts de financement et sollicite notamment les différents organismes subventionnaires. Il est impératif de tenter de régler l’ensemble des dépenses reliées à la production de cette édition 2016. À cet égard, la Biennale tient d’ailleurs à remercier les différents conseils des arts pour leur soutien.

Malgré cette nécessité et cette volonté d’organiser une manifestation de type Biennale pour Montréal, l’avenir financier de l’organisme demeure précaire. Il s’impose maintenant alors, afin de redoubler de rigueur et de resserrer les processus de gouvernance et de gestion budgétaire de l’organisme, de ne pas entreprendre la prochaine édition de l’événement, soit celle de l’automne 2018, et ce, malgré tous les efforts financiers et autres fournis par nos différents partenaires, notamment le MAC.

Un processus de réflexion sera plutôt engagé afin de mieux définir quel type de structure un organisme de cette envergure nécessite et quel type de manifestation artistique contemporaine pourrait être souhaité pour 2020. Ce processus de réflexion, qui se veut inclusif et tourné vers l’avenir, sera effectué en collaboration avec nos divers partenaires et pourrait prendre place dès l’automne. La Biennale a eu le privilège de pouvoir compter sur l’appui d’une communauté tout entière qu’elle souhaite vivement remercier. Son objectif étant à juste titre de consolider la communauté d’art actuel local et d’en promouvoir son rayonnement national et international :

« L’âme de la Biennale de Montréal réside avant tout entre les mains des artistes et de leurs œuvres. Leur confiance et leur collaboration nous sont fondamentales et nous tenons à les assurer de notre plus grande gratitude. Sans oublier le commissaire et ses conseillers pour la générosité et la sensibilité apportées à l’exposition. Nous avons également eu la chance de pouvoir nous appuyer sur l’engagement de nos employés et de nombreux bénévoles à qui je souhaiterais exprimer ma plus grande reconnaissance. J’aimerais aussi remercier les entreprises mécènes pour qui le soutien à l’art contemporain est une priorité, ainsi que les galeristes et collectionneurs qui ont tous contribué à rendre cette exposition possible. J’aimerais remercier les artisans et les équipes techniques des différents sites partenaires, ainsi que le MAC, pour sa générosité, son accueil et son expertise. Enfin, je souhaite également remercier le dévouement des personnes remarquables qui composent notre conseil d’administration. »
– Cédric Bisson, président du conseil d’administration de La Biennale de Montréal

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