Navigation sur: Critiques de disques et livres

En 2014, le célèbre chroniqueur culturel Claude Gingras publiait, sous le titre Notes, une galerie de personnages connus ou inconnus qui ont jalonné sa vie durant ses soixante ans et plus de journalisme à La Presse. Racontées avec la verve qu’on lui connaît, ses anecdotes, parfois croustillantes, ont fait le bonheur de ses lecteurs. Ceux qui sont restés sur leur faim peuvent se réjouir. Ce fin observateur de la vie musicale récidive cette année avec Auditions, un second volume qui ne sera peut-être pas le dernier, puisqu’il avoue que ses réserves ne sont pas encore épuisées. Dans cette collection de…

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Stradivarius à l’Opéra Alexandre Da Costa, violon, Vienna Symphony Orchestra Spectra 2016. SPECD7859. 60 min 10 s. Cet album luxueux contenant des extraits d’opéras marquants transcrits pour violon solo dévoile Alexandre Da Costa à son meilleur. Le répertoire inclut la habanera de Carmen de Bizet, la Méditation de Thaïs de Massenet, la valse de Cavelleria Rusticana de Mascagni et Nessun Dorma de Turandot de Puccini. Le disque inclut aussi, de Richard Wagner, les pièces Romance de Tannhauser, Liebeslied de Die Walküre et Preislied de Die Meistersinger von Nürnberg. De renommée internationale, l’Orchestre symphonique de Vienne s’est montré un collaborateur idéal.…

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Thirst Ana Sokolović et Julia Wolfe Turning Point Ensemble, musica intima Red Shift 2015. TK442. 56 min 6 s. L’album Thirst, sorti en 2015, est une véritable caverne d’Ali Baba où les idées et les talents de deux compositrices de renom, Sokolović et Wolfe, ainsi que des ensembles Turning Point Ensemble et musica intima, s’assemblent pour créer des œuvres intéressantes d’art contemporain. On y retrouve Dring, dring, une pièce a capella quadrilingue plutôt cocasse, où les sons du quotidien qui nous semblent totalement banals sont exploités avec brio. Par contre, le fait que les traits soient très caricaturaux déstabilise et fait…

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Matt Herskowitz et John Roney, piano Justin Time 2016. JUST 257-2. 48 min. Le jazz et le classique ont souvent flirté ensemble, pour le meilleur comme pour le pire, mais quand ce rapprochement penche vers le meilleur, il procure un plaisir incommensurable tant pour les musiciens que pour l’auditeur. C’est le cas ici alors que les pianistes Matt Herskowitz et John Roney s’attaquent au répertoire des grands classiques pour piano, mais avec une touche toute personnelle. Les arrangements prennent généralement une forme en trois parties courante en jazz (exposition du thème, improvisations diverses et retour du thème), un peu comme…

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Ayant vécu dans l’entourage de Tchaïkovski et encouragé par celui-ci, Catoire a longtemps été éclipsé par les grands compositeurs russes de son époque. Pourtant, ces pièces pour violon et piano sont de haute qualité, tout en largesse d’écriture, passionnées et profondes. Elles annoncent à la fois Rachmaninov et Debussy. Catoire, d’ascendance française, rejoint en effet, par plusieurs traits, l’œuvre de Debussy. Il faut souligner ici les « jeux d’eau » du pianiste montréalais (faculté de McGill tout comme Kayaleh), excellent dans ses phrasés coulants et éloquents. Son piano est sans reproche, en grandeur d’âme, et nous interpelle par le romantisme exacerbé de…

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Nicolaus Bruhns eut une courte vie. Fauché dans la fleur de l’âge à 32 ans, il laissa pourtant une œuvre déterminante qui influença beaucoup le jeune J. S. Bach. D’ailleurs, on en reconnaît les similitudes avec ses premières cantates. La musique de Bruhns a un effet apaisant et édifiant. On l’adopte immédiatement à l’écoute. Le mélange concertant et vocal juxtaposé à la variété de rythmes et d’humeurs est très satisfaisant, musicalement parlant. Parfois, le pathos émouvant des déclamations vocales et la poésie funèbre qui s’en dégage semblent prémonitoires, à plus d’un siècle d’intervalle et de style, du lied de Schubert, dont la…

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Une ode à l’eau, source de toute vie, JEUX D’EAU – Initiation à la musique classique est un excellent outil pédagogique pour les 8 à 88 ans. Comme le dit si bien l’auteure Ana Gerhard dans l’introduction : « La musique – l’art du son qui change dans le temps – semble posséder des qualités particulières qui évoquent l’eau. » En commençant par le thème d’ouverture de « La Moldau » de Má vlast de Smetana, le livre parcourt l’histoire de la musique, revenant sur quelques délices célèbres comme le quintette « La Truite » de Schubert et « Alla Hornpipe » de la Water Music de Haendel, des…

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Récemment nommé Artiste de la saison de Pentatone, Matt Haimovitz n’a jamais hésité à faire des vagues en concert ou en studio. Le violoncelliste établi à Montréal a déjà démontré tout au long de sa carrière son aisance dans la musique de Bach. Pentatone a produit en 2015 les Suites basées sur une copie de la main de la deuxième femme de Bach Anna Magdalena, jouées sur des instruments d’époque. Ce nouveau disque explore six nouvelles commandes de Haimovitz, chacune une ouverture au prélude de chaque suite. La structure d’une ouverture suivie du prélude fait de ce Bach un commentaire…

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Pour célébrer son dixième anniversaire, l’ensemble Orford Six Pianos lance un deuxième album sur l’étiquette ATMA classique. L’énergie et le drame d’un programme tout russe (Khatchatourian, Prokofiev, Tchaïkovski et Moussorgski) se prête parfaitement à cet ensemble hors du commun. Avec un tel rassemblement de claviers, les six interprètes parviennent sans difficulté à reproduire la variété timbrale d’un orchestre complet. À titre d’exemple, on peut voir ici leur version du Sacre du Printemps de Stravinsky. Comme l’explique la pochette d’album, les six pianos sont répartis en forme de demi-lune sur la scène. Émulant un orchestre, les pianos à l’avant jouent le…

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Après quelques années, Nicholas Angelich nous revient avec un disque célébrant trois figures emblématiques de la musique pour piano : Franz Liszt, Robert Schumann et Frédéric Chopin. L’enregistrement s’articule autour d’un romantisme complice des compositeurs, qui se connaissaient tous trois et qui se sont dédiés mutuellement les œuvres interprétées ici. La Sonate de Liszt, dédiée à Schumann, où intervient l’ombre de l’histoire Faustienne, est exposée dans toute sa grandeur avec ses passages sombres et angoissants et d’autres plus lumineux et lyriques. Avec son jeu clair et puissant mais cependant toujours en rondeur, le pianiste nous livre une lecture très personnelle et…

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