Jean-Philippe Fortier Lazure

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JEAN-PHILIPPE FORTIER LAZURE

JEUNES AMBASSADEURS LYRIQUES

par ADRIAN RODRIGUEZ

Just do it! C’est le mantra secret de Jean-Philippe Fortier Lazure.

Le ténor né en Ontario utilise ce mot d’ordre avant de rentrer sur scène. Pour ce chanteur, la clé est de conserver une mentalité positive. « Je suis toujours un peu nerveux, j’ai peur de faire des fautes, mais la vérité est que nous, les chanteurs, sommes souvent trop préparés ! Il n’y a rien de mal à montrer le meilleur de soi. Si vous êtes le meilleur chanteur dans la salle, vous gagnez, sinon vous ne gagnez pas, mais ce n’est pas grave. L’important est de toujours faire de son mieux. »

Sa philosophie de tout simplement aller vers l’avant l’a fort bien servi. Il a recueilli le deuxième prix à la Canadian Opera Company (COC) en 2013 et remporté le prix du Gouverneur général en 2014, lui permettant de travailler avec la basse légendaire Joseph Rouleau. L’année dernière, il a aussi été sélectionné comme ambassadeur de chant à l’issue du concours des Jeunes Ambassadeurs Lyriques (JAL). Les ambassadeurs choisis sont présentés aux gestionnaires et agents des opéras de partout dans le monde et reçoivent des ressources financières et du soutien logistique pour propulser leur jeune carrière. En 2016, les JAL ont permis à Fortier-Lazure de participer au Forum international d’Opéra de Noël de Minsk (Biélorussie) tenu au Grand théâtre national académique d’opéra et de ballet. « Ce fut une expérience incroyable. Il y avait à mes côtés des chanteurs venus du monde entier : Italie, Lettonie, Estonie, Lituanie, Russie, États-Unis, etc. Ils ont tous été invités par leur maison d’opéra respective ou directement par la maison d’opéra de Minsk pour se produire dans ce gala et représenter leurs pays. C’était toute une soirée ! »

Une relation spéciale

La relation professionnelle de Fortier-Lazure avec Joseph Rouleau a commencé en 2012. Le vétéran de l’opéra canadien a été engagé pour chanter le rôle d’Arkel dans la production de Pelléas et Mélisande par l’Atelier Lyrique de l’Université de Montréal. Rouleau a aussi assumé le rôle de mentor pour tous les jeunes chanteurs qui participaient à la production. Jean-Philippe était l’un d’eux et il a eu la chance de chanter Pelléas, aux côtés de Rouleau, qui interprétait son grand-père !

La leçon la plus importante qu’il a apprise de M. Rouleau est venue pendant les répétitions. « Il arrivait toujours 15 minutes plus tôt pour réviser sa partition. Même s’il a chanté cet opéra d’innombrables fois, il arrivait de bonne heure ! »

Cette dynamique de mentorat s’est poursuivie sur le terrain et ils sont restés en contact. « Joseph Rouleau a été une personne spéciale dans ma vie. Grâce à son mentorat, j’ai gagné le prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle en 2014. Cet été, M. Rouleau et moi avons passé deux semaines à travailler ensemble tous les jours à préparer le répertoire pour mon prochain contrat avec la Canadian Opera Company. Nous travaillions à partir de 9 heures du matin jusqu’à environ 13 heures. Ensuite, nous allions déjeuner et avions de longues conversations sur sa carrière et toutes les aventures qu’il a vécues en scène. Il est quelqu’un avec qui je peux parler librement de ma carrière et poser des questions en toute confiance, parce qu’il veut que je réussisse. »

 

 

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